MANIFESTATION CENTRALE NATIONALE A ALGER, AU MINISTÈRE, POUR EXIGER L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES A L’APPEL DE TOUTES LES ORGANISATIONS SYNDICALES DANS L’UNITÉ !POUR L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DE TOUS LES SALAIRES EN RAPPORT AVEC LE COÛT DE LA VIE : REVALORISATION DE L’INDICE SALARIAL A 120 DINARS |
Le rouleau compresseur des réformes mises en œuvre depuis des décennies par les différents ministres comme BENBOUZID et BENGHABRIT pour la période BOUTEFLIKA a clochardisé le secteur de l’Education Nationale dans son ensemble.
Depuis quelques années, nous avons pu constater que les enseignants de tous les paliers n’ont cessé de se mobiliser, de s’organiser et d’imposer des grèves et manifestations contre la politique du gouvernement TEBBOUNE DJERAD
La mobilisation des personnels de l’Education nationale est montée d’un cran et des grèves, manifestations et sit-ins sont spontanément organisés dans de très nombreuses wilayas avec ou sans les organisations syndicales.
Aujourd’hui la dégradation des conditions matérielles des enseignants a atteint son paroxysme. Aux conditions de travail très contraignantes (classes surchargées, volumes horaires insupportables), l’état vétuste et dégradé des établissements, le manque de matériel pédagogique, s’ajoute la cherté de la vie confronté au blocage des salaires depuis des décennies.
La dévaluation du dinar, l’augmentation du prix des produits de nécessité résultat d’une spéculation effrénée jette chaque jour davantage dans la misère les enseignants comme l’ensemble des travailleurs. Elle met à l’ordre du jour l’exigence du rattrapage des salaires par rapport aux prix comme l’a montré aussi la grève des postiers.
El Watan du 26 avril 2021 rapporte ces propos tenus par une enseignante gréviste de la Wilaya de Constantine : « L’enseignant est en train de vivre un calvaire, à cause des conditions socioprofessionnelles. La situation est en train de se dégrader, surtout avec la chute du pouvoir d’achat. Hier, j’avais les larmes aux yeux quand je n’ai pas pu faire des achats au marché, car je n’avais aucun sou en poche. L’enseignant n’arrive plus à joindre les deux bouts, surtout si le conjoint est au chômage»
Cette enseignante rend compte exactement de ce qui est décrié partout dans le pays, les enseignants d’est en ouest au centre comme au sud se sont mobilisés cette semaine pour la protection de leur pouvoir d’achat.
Partout les manifestants, grévistes, dans leurs établissements ou en sit-in devant les rectorats et direction d’académie, ils ont mis en avant la revalorisation du point indiciaire pour qu’il passe de 45 à 120 DA, confirmant par là même leur attachement au statut de la Fonction publique.
Depuis la mi-avril, en particuliers depuis le 17 dans les wilayas de l’Ouest, des mouvements de grèves spontanés sont engagés et sont suivis par une grande majorité des enseignants des trois paliers, rejoints par les autres travailleurs de l’éducation nationale, ceux des corps communs avec leur organisation syndicale.
Le plus souvent les organisations syndicales du secteur se sont trouvées « débordées » par ce mouvement même si localement, des syndicalistes de base prennent en charge l’organisation de ces grèves, manifestations et sit-ins. A Oran les manifestants ont même envisagé la nécessité de se rendre à Alger si la tutelle fait la sourde oreille (Liberté du 18 avril 2021)
Les dirigeants des organisations syndicales n’ont jamais manqué d’appeler à des journées d’actions ici et là, à «multiplier les luttes», mais ce dont ont besoin ces travailleurs et personnels de l’éducation c’est de frapper ensemble. De toutes les wilayas citées dans la presse de ces derniers jours, Oran, Ain Temouchent, Tlemcen, sidi Bel Abbes, Saïda ou Mascara, Alger, Boumerdes, Tizi Ouzou, Bouira ou Bedjaïa, Jijel, Mila Annaba, Constantine, Adrar ou Biskra s’élève une revendication centrale : augmentation des salaires pour rattraper le cout de la vie et se traduit par la revalorisation du point indiciaire à 120 dinars.
N’est-il pas temps que tous les dirigeants des organisations syndicales du secteur ainsi que ceux de la « coordination » des enseignants du primaire s’unissent enfin pour appeler à une manifestation centrale nationale à Alger, au ministère, pour exiger l’augmentation générale des salaires !
Cette manifestation unitaire, nationale et centrale à Alger nécessite d’appeler à une grève générale nationale pour la réaliser. C’est de la responsabilité des dirigeants des organisations syndicales du secteur tous corps confondus d’y appeler.