RÉINTÉGRATION IMMÉDIATE DE TOUS LES TRAVAILLEURS ET SYNDICALISTES À NUMILOGRESPECT DES DROITS SYNDICAUX ET DU DROIT DE GRÈVEIL FAUT IMPOSER AUX DIRECTIONS DES CENTRALES SYNDICALES QU’ELLES PRENNENT POSITIONS DANS L’UNITE POUR FAIRE RECULER REBRABcliquez ici pour le PDF |
Pour rappel NUMILOG est une filiale du groupe agro-alimentaire CEVITAL dirigée par d’Issad Rebrab, le plus gros patron de la région et 6e fortune d’Afrique. Cette entreprise est spécialisée dans le transport et la logistique. Les conditions de travail y sont forcenées et déjà à Bouira le 27 février 2019, une centaine de chauffeurs de l’entreprise protestaient, sur leur plate-forme logistique, pour s’insurger contre les «conditions de travail déplorables» ponctuées de stress et de pression de la part de leur hiérarchie.
A Bejaïa, les travailleurs de Numilog ont entamé un mouvement de grève le 6 juillet 2020 pour exiger la réintégration de trois employés, Smail Abdallah, Aidal Brahim et Maafa Karim, licenciés pour avoir créé une section syndicale. Cette dernière démocratiquement élue par les travailleurs, reconnue dans le cadre réglementaire de l’UGTA, a rendu publique sa plate-forme de revendication exigeant, outre la réintégration des trois employés susnommés, la reconnaissance du Conseil syndical, la mise en disposition d’un bureau pour la section syndicale et la levée des sanctions à l’encontre des travailleurs grévistes, ainsi que la révision de la grille des salaires des travailleurs et le paiement des heures supplémentaires, entre autres.
Et si le 05 aout 2020, le tribunal administratif de Bejaïa se prononçait en faveur des délégués syndicaux licenciés, très clairement, le patron de CEVITAL, réhabilité par TEBBOUNE n’a que faire du droit du travail et impose sa loi, plus encore, puisque c’est maintenant 196 employés qui sont licenciés !
De nombreux travailleurs ont le regard tourné vers le mouvement de grève de NUMILOG. Ils se demandent quel sera le devenir de cette lutte engagée contre le patron de CEVITAL qui dure depuis presque deux mois. Une victoire de cette grève ouvrirait de nouvelles perspectives d’organisation et de combat pour tous les travailleurs sur leur propre terrain de classe.
En plus des offensives antisociales et anti ouvrières (réforme des retraites, loi de finances etc.) qui s’abattent sur les travailleurs de la part du régime, aujourd’hui la classe ouvrière se retrouve confrontée aussi à l’attitude des directions syndicales qui refusent de se battre à leur côté
Ce n’est pas un hasard si les directions syndicales refusent catégoriquement d’apporter un soutien actif et effectif pour la grève de Numilog. Ce refus est le produit de leur soumission complète au pouvoir d’Etat à travers ce qui est commun d’appeler le « dialogue social ». De ce fait, si la grève de Numilog subit une défaite, ce ne sera que le résultat de la collaboration directe des dirigeants syndicaux avec le pouvoir et le patronat.
Il s’agit pour les militants ouvriers d’organiser la mobilisation pour imposer aux dirigeants syndicaux des centrales nationales et à tous les niveaux, de rompre le dialogue avec le régime afin de réaliser le front unique pour :La réintégration immédiate de tous les travailleurs de NUMILOG BEJAÏA
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le 8 septembre 2020